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La mort n'est-elle pas inscrite au plus profond de nous, comme une certitude inséparable de notre destin ? N'est-ce pas, dès lors, elle qui donne un sens et une valeur à notre vie ? (Voir sujet suivant.) Il n'y a pas que la mort au sens biologique. On peut, pour traiter ce sujet, songer à d'autres thèmes philosophiques comme...
L'homme doit-il céder à l'illusion de l'immortalité pour vivre en paix, ou trouver au contraire dans la méditation de la mort le secret de son existence ? Introduction Le sujet présente un double paradoxe. D'abord il suggère que je puisse me donner délibérément une règle qui semble impliquer ou bien un refus de savoir, comme si l'on devait vivre...
Précurseur de Nietzsche et de Goldstein, sur ce point, Spinoza nous dit que « l'homme libre recherche spontanément ce qui lui est utile, c'est-à-dire n'agit pas par crainte de la mort mais désire directement ce qui est bon ». Agir par peur du mal, par peur de la mort, agir « pour ne pas » est une perversion...
A la fin de ce XXe siècle, il devrait être clair pour chacun qu'aucun système n'expliquera le monde dans tous ses aspects et tous ses détails. Avoir contribué à casser l'idée d'une vérité intangible et éternelle n'est peut-être pas l'un des moindres titres de gloire de la démarche scientifique. » III - La vérité c'est la vie 1) « Je pense donc...
1. La nécessité d'un recul. En admettant que Musset ait raison d'attribuer à la souffrance une valeur inspiratrice, il est à peu près certain qu'au moment même où on l'éprouve elle n'est pas créatrice. Il faut au poète un apaisement, un recul : « Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille », ce mot de Baudelaire est...
4. - Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2. MORT: Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est...
Au contraire d'Eurydice, l'absurde ne meurt que lorsqu'on s'en détourne. L'une des seules positions philosophiques cohérentes, c'est ainsi la révolte [...] Cette révolte donne son prix à la vie » (A. Camus, Le Mythe de Sisyphe, Gallimard, coll. Idées, pp. 76-77). Ainsi, c'est dans le sentiment de notre finitude et la capacité que nous avons de faire face...
Pour Luther, le libre arbitre n'existe pas. C'est Dieu qui détermine et crée tout par sa volonté. Son omnipotence ne laisse pas de place à la volonté humaine. Pour Calvin, seul un petit nombre d'élus ont reçu la grâce. NOTE SUR LE JANSÉNISME Le jansénisme est une forme particulièrement rigoureuse de pensée et de vie chrétienne. Il se propose de...
-C. « Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir. » Heidegger, Être et Temps, 1927. « [La] condition nécessaire à la possibilité même d'une évolution, c'est la mort. Non pas la mort venue du dehors, comme conséquence de quelque accident. Mais la mort imposée du dedans, comme une nécessité prescrite, dès l'oeuf, par...
Ma mort ne m'appartient pas ; elle ne donnera à ma vie son sens définitif que dans la conscience d'autrui qui me jugera. « Être mort, c'est être en proie aux vivants », écrit Sartre dans L'Être et le Néant (1943).. On pourrait penser que ce caractère imprévisible et totalement extérieur de la mort disparaît dans le suicide....
a) Le bonheur implique la paix que la perspective de la mort empêche en instaurant dans l'esprit de celui qui voudrait être heureux, la peur. La mort trouble la perspective du bonheur que l'homme voudrait atteindre. b) Le bonheur d'autre part semble ne pouvoir s'inscrire que dans la durée que la finitude de notre nature contrarie. Aristote pensait le...
A l'âge classique la peine infligée devait être plus horrible que le crime commis : par là le souverain prouvait sa supériorité, on ne pouvait renchérir sur la cruauté des tortures qui étaient, publiquement, mises en scène. Plus tard (en France) la peine s'est trouvée modérée et devenir la même pour tous, la guillotine tenait lieu d'objet générique symbole...
Après Épicure, Lucrèce remarquera qu'il existe un « miroir » où nous pouvons contempler le néant qui suit la mort : c'est le néant qui précède la naissance. Reprenant cette idée, dans les « suppléments » au Monde, Schopenhauer fera remarquer à son tour que nous ne gardons aucun souvenir pénible du néant infini de notre vie prénatale....
Heidegger, Être et Temps, 1927. « [La] condition nécessaire à la possibilité même d'une évolution, c'est la mort. Non pas la mort venue du dehors, comme conséquence de quelque accident. Mais la mort imposée du dedans, comme une nécessité prescrite, dès l'oeuf, par le programme génétique même. » François Jacob, La Logique du vivant, 1970.La mort est en...
On pourrait aussi évoquer Spinoza, pour qui "un homme libre ne pense à aucune chose moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort, mais de la vie". La philosophie de Spinoza est une ontologie optimiste : pour lui perfection et réalité, vertu et puissance sont même chose. Le bonheur absolu existe ici-bas...
-C. L'homme « s'indigne d'avoir été créé mortel; il ne voit pas que dans la mort véritable il n'y aura plus d'autre lui-même demeuré vivant pour pleurer sa fin et, resté debout, gémir de voir sa dépouille devenue la proie des bêtes et des flammes. » Lucrèce, De la Nature, 1er s. av. J.-C. CITATIONS: « Juger que la...
Rousseau puis plus tard Kant pensent que la religion est nécessaire à la morale, car elle permet aussi bien la récompense du juste et le châtiment de l'injuste. L'au-delà de la vie justifie une action vertueuse. La prise de conscience de la mort comme anéantissement : valorisation de l'existence ? a) Beaucoup associent à la mort comme néant une revalorisation de l'existence...
apr. J.-C. « Ne méprise pas la mort, mais fais-lui bon accueil, comme étant une des choses voulues par la nature. » Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même, IIe s. apr. J.-C. « Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir. » Heidegger, Être et Temps, 1927....
Épictète, Manuel, vers 130 apr. J.-C. « En s'occupant de philosophie comme il convient, on ne fait pas autre chose que de rechercher la mort et l'état qui la suit. » Platon, Phédon, Ive s. av. J.-C. « Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les opinions tranchées qu'ils ont sur les...
Néanmoins la doctrine épicurienne rejoint celle de Platon dans ses effets, en ce qu'une vie bonne se caractérise également par un certain ascétisme, puisque trop de plaisirs implique des maux plus grands que ces mêmes plaisirs. Philosopher, ce n'est donc pas apprendre à mourir, mais apprendre à vivre, et à vivre bien. III. Toute existence constitue un pro-jet conjurateur...
Peut-être ce savoir nous serait-il insupportable, si nous ne pouvions pas l'occulter la plupart du temps... Mais, généralement, nous négligeons de penser à notre condition Les hommes, constate Montaigne (1533-1592), négligent, de penser à la mort : «ils vont, ils viennent, ils trottent, ils dansent, de mort nulles nouvelles» (Essais, I, 20). Nous sommes, disait Pascal, comme des «hommes dans les...
JE VAIS VOUS LE DIRE! NOUS L'AVONS TUÉ VOUS ET MOI! NOUS SOMMES TOUS SES ASSASSINS! » « Ce tout ce qui est écrit, je n'aime que ce que l'on écrit avec son sang. » Cette phrase de Nietzsche suffit à caractériser son oeuvre. Car, même si Nietzsche a beaucoup lu, le véritable laboratoire de sa pensée est son...
De plus, les anciens séparaient ce monde en deux zones : le supralunaire (au-dessus de la Lune), et le sublunaire (au-dessous de la Lune). Ils croyaient que le monde supralunaire était parfait, immuable, car on observe à l'oeil nu que le cours des astres est régulier, et toujours identique, et l'un ne peut voir aucun accident, aucun changement...
Pourtant, est-ce vraiment si simple de se dire qu'il faut ignorer la crainte de la mort ? Merleau-Ponty explique que non seulement c'est illusoire, mais que ce serait malheureux, car cela ferait oublier à l'homme le sens de son existence. C'est en effet parce qu'il a conscience de mourir que l'homme ne vit pas seulement, mais qu'il existe, c'est-à-dire...
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