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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- mauvais : 1) Opposé à bon. 2) Mauvaise conscience: état de celui qui doute de la légitimité de ses actes ou éprouve du remords.
- désir : Ensemble des phénomènes organiques et psychologiques qui me poussent à posséder un objet en vue d'en tirer plaisir. Cet objet peut être matériel ou non.
Extrait du corrigé : l Mais suis-je le seul à devoir être pris en considération ? Ne puis-je pas désirer quelque chose que je suis en mesure d'obtenir et avoir malgré tout un mauvais désir ? N'y a-t-il pas de mauvais désirs qui touchent des choses qui dépendent de moi ? Platon, Gorgias. « Mais, tant que tu ne m'auras pas réfuté, ni les orateurs qui font ce qui leur plaît dans les États, ni les tyrans ne posséderont de ce fait aucun bien ; et cependant le pouvoir, d'après ce que tu dis, est un bien, tandis que faire ce qui vous plaît, quand on est dénué de bon sens, tu avoues toi-même que c'est un mal, n'est-ce pas ? » l Pour Platon, les hommes veulent toujours le bien. l Le problème est qu'ils se trompent parfois de bien : ils peuvent prendre un bien apparent, c'est-à-dire quelque chose qu'ils prennent pour un bien (le pouvoir, par exemple), pour le bien véritable. Ils désirent alors ce bien, mais ils ne le veulent pas, puisque les hommes veulent toujours le bien. S'ils savaient que ce n'est pas un bien, ils ne le désireraient pas. l Or, pour être heureux, il faut faire ce qu'on veut (étant admis qu'on ne veut que le bien).
Corrigé de 1828 mots (soit 3 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " Faut-il distinguer de bons et mauvais désirs? " a obtenu la note de : aucune note
l'art bons pas illusions soi-même suis-je "qui dévoilement conscience exacte vérité réponse désirs question mauvais être distinguer limites mort d'une penser
l On peut tout d'abord s'interroger sur la signification de « faut-il ? ». La question peut se comprendre de deux manières :
1. On se demande s'il existe effectivement de bons et de mauvais désirs, sans que cela engage nécessairement un comportement.
2. On se demande s'il faut, dans notre conduite, faire une distinction entre de bons et de mauvais désirs (soit pour blâmer nos mauvais désirs, soit, plutôt, pour éviter d'avoir de mauvais désirs, ou, à tout le moins, d'y céder).
l Il faut cerner ce qu'est un désir : le distinguer de la volonté, d'un simple souhait vain, etc.
l Ces précisions préliminaires étant faites, on cherche ce qui fait problème dans le sujet.
l Un désir n'est-il pas quelque chose de naturel, qu'il ne dépend pas de moi d'avoir ou de ne pas avoir ? Dans ce cas, comment peut-on dire qu'il y a de mauvais désirs ? Cela ne reviendrait-il pas au même que de dire qu'il y a de mauvais instincts, ce qui peut paraître paradoxal.
l Peut-on se contenter de distinguer entre de bons et de mauvais désirs sans que cela entraîne un comportement adéquat ?
l La question qui se pose est donc la suivante : s'il n'y a pas de distinction entre bons et mauvais désirs, on ne pourra pas me reprocher de chercher à obtenir ce que je désire, mais si, d'un autre côté, on distingue entre de bons et de mauvais désirs, à quoi cela sert-il s'il ne dépend pas de moi de désirer autrement que je ne le fais ?
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