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Définitions des termes :
- langage : 1) Faculté de parler ou d'utiliser une langue. 2) Tout système de signes, tout système signifiant, toute communication par signes (verbaux ou non verbaux). Le langage désigne aussi la totalité des langues humaines.
- obstacle : Ce qui empêche ou retarde une action, une progression ; difficulté, empêchement.
- connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
Extrait du corrigé : b) On peut aussi penser le danger du langage dans une autre direction, qui est celle de l'usage. Dans sa Seconde Méditation, Descartes, lancé dans une analogie entre le morceau de cire et autrui, s'arrête un instant sur ses mots : « car encore que sans parler je considère tout cela en moi-même, les paroles toutefois m'arrêtent, et je suis presque trompé par les termes du langage ordinaire ; car nous disons que nous voyons la même cire, si on nous la présente, et non pas que nous jugeons que c'est la même, de ce qu'elle a même couleur et même figure ». Ce sont ici les métaphores du langage courant qui sont en cause, et qui nous trompent au lieu des sens (lesquels sont habituellement mis en cause dans les commentaires sur le rationalisme). Nous sommes habitués aux métaphores intellectuelles de la vision, mais il est vrai qu'à proprement parler nous ne « voyons » pas que c'est la même cire. Est-ce à dire alors que les dangers du langage courant exigent l'édification d'un langage spécifique à la connaissance rigoureuse ?III - Un langage de la connaissance ?a) La thématique de l'insuffisance du langage ordinaire sera au centre de la nébuleuse qu'on appelle habituellement la « philosophie analytique ». Cette appellation recouvre en réalité deux tendances très nettement distinctes, et dont la ligne de partage recoupe celle de notre question. D'un côté, un courant que l'on peut appeler le positivisme logique (Frege, Russell, Carnap) voulait corriger le langage dans ses divers emplois et lui substituer un langage qui satisferait à l'exigence de la syntaxe logique, une langue formulaire. De l'autre, un courant qui serait une philosophie du langage ordinaire (Ryle, Wittgenstein, Austin) et qui, comme son nom l'indique, entend au contraire valoriser le langage courant.
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