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Définitions des termes :
- obligation : En droit, lien par lequel une personne est astreinte à faire ou ne pas faire quelque chose. En morale, caractère des actions qui sont prescrites par la conscience morale.
- morale : Ensemble des règles de conduite -concernant les actions permises ou défendues- tenues pour universellement et inconditionnellement valables.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
Extrait du corrigé : VOCABULAIRE: MORAL(E):Moral: 1) qui concerne la morale. 2) qui est conforme aux règles de la morale; opposé à immoral.Morale: ensemble des règles de conduite -concernant les actions permises ou défendues- tenues pour universellement et inconditionnellement valables.IntroductionChaque société, constituant une manière collective de sentir et de penser, se définit par son propre système de valeurs. L'enquête anthropologique nous confronte au fait de la pluralité des cultures, suscitant le sentiment d'une relativité des valeurs. Mais l'exigence morale, expression de la prétention universaliste de la raison, peut-elle se reconnaître et se satisfaire dans la particularité des moeurs ? La moralité se réduit-elle à l'acceptation des règles établies ?I - La pression de la morale de groupe.a) Toute société impose à ses membres des règles de vie constituant les valeurs du groupe ; les moeurs constituent ainsi des normes qui nous apparaissent à la fois comme fait et valeur.b) Dans une perspective de ce type, à caractère sociologique, la valeur coïncide avec l'hétéronomie de la prescription collective, au point que, comme l'écrit Bergson : « chacun de nous appartient à la société autant qu'à lui-même » (Bergson, Les Deux Sources de la morale et de la religion, PUF, édition du Centenaire, Paris, 1970, p.
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Le corrigé du sujet "L'obligation morale peut-elle se réduire à l'obligation sociale ?" a obtenu la note de : 









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La morale nous est imposée de l'extérieur par la société. Elle est avant tout une obligation sociale. Mais, la morale n'est pas seulement une obligation sociale. Elle est un impératif catégorique qui a sa source dans un principe transcendant, rationnel que l'homme découvre en lui-même.
Tous les impératifs ordonnent ou hypothétiquement ou catégoriquement. Les impératifs hypothétiques représentent la nécessité pratique d'une action possible comme moyen pour quelque chose d'autre qu'on désire (ou du moins qu'il est possible qu'on désire) obtenir. L'impératif catégorique serait celui qui représenterait une action comme étant par elle-même, et indépendamment de tout autre but, objectivement nécessaire. (...) Il y a un impératif qui nous ordonne immédiatement une certaine conduite, sans avoir lui-même pour condition une autre fin relativement à laquelle cette conduite ne serait qu'un moyen. Cet impératif est catégorique. Il ne concerne pas la matière de l'action et ce qui doit en résulter, mais la forme et le principe d'où elle résulte elle-même, et ce qu'elle contient d'essentiellement bon réside dans l'intention, quel que soit d'ailleurs le résultat. Cet impératif peut être nommé impératif de la moralité. (...) Quand je conçois un impératif hypothétique en général, je ne sais pas d'avance ce qu'il contiendra, jusqu'à ce que la condition me soit donnée. Mais si c'est un impératif catégorique que je conçois, je sais aussitôt ce qu'il contient. Car, puisque l'impératif ne contient en dehors de la loi que la nécessité, pour la maxime de se conformer à cette loi, et que la loi ne contient aucune condition à laquelle elle soit astreinte, il ne reste rien que l'universalité d'une loi en général, à laquelle la maxime de l'action doit être conforme, et c'est seulement cette conformité que l'impératif nous représente proprement comme nécessaire. Il n'y a donc qu'un impératif catégorique, et c'est celui-ci : Agis uniquement d'après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même temps qu'elle devienne une loi universelle. (...) Les êtres dont l'existence dépend à vrai dire, non pas de notre volonté, mais de la nature, n'ont cependant, quand ce sont des êtres dépourvus de raison, qu'une valeur relative, celle de moyens, voilà pourquoi on les nomme des choses ; au contraire, les êtres raisonnables sont appelées des personnes, parce que leur nature les désigne déjà comme des fins en soi, c'est-à-dire comme quelque chose qui ne peut pas être employé simplement comme moyen, quelque chose qui, par suite, limite d'autant toute faculté d'agir comme bon nous semble (et qui est un objet de respect). Ce ne sont pas là des fins subjectives dont l'existence, comme effet de notre action, a une valeur pour nous : ce sont des fins objectives, c'est-à-dire des choses dont l'existence est une fin en soi-même, et même une fin telle qu'elle ne peut être remplacée par aucune autre, au service de laquelle les fins objectives devraient se mettre simplement comme moyens. Sans cela, en effet, on ne pourrait trouver jamais rien qui eût une valeur absolue. Mais si toute valeur était conditionnelle et par suite contingente, il serait complètement impossible de trouver pour la raison un principe pratique suprême. (...) L'impératif pratique sera donc celui-ci : Agis de telle sorte que tu traites l'humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en même temps comme une fin et jamais simplement comme un moyen. KANT
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