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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- croire : Le verbe vient du latin credere, qui signifie "tenir pour vrai", "faire confiance". La croyance implique donc l'idée d'une absence de connaissance, car il s'agit toujours de "se fier" au témoignage d'autrui.
- renoncer : Abandonner un droit, une idée, se défaire, se dessaisir, se démettre.
- savoir : a) Comme nom, ensemble de connaissances acquises par l'apprentissage ou l'expérience. b) Comme verbe, avoir appris quelque chose, et pouvoir le dire, le connaître, le répéter.
Extrait du corrigé : Le philosophe musulman Averroès en est un représentant. Et il relève, à l'appui de ses dires, les nombreux passages du Coran qui incitent à la connaissance. Ainsi, pour lui, la connaissance scientifique du monde ne peut pas être contraire à ce que dit le Livre de Dieu, car «la vérité ne peut contredire la vérité». S'il y a des différences apparentes, elles tiennent au fait que le texte religieux est fait pour être accessible à tous; tandis que la science, qui montre les vérités sans voile ni métaphore, nécessite une éducation approfondie.* Parmi les philosophes médiévaux qui se sont attachés à mettre la raison au service de la foi, il faut citer aussi saint Anselme, qui a proposé la ONTOLOGIQUE : Qui se rapporte à l'être. L'ontologie est la discipline qui traite de l'être en tant qu'être. «preuve ontologique» de l'existence de Dieu (qui sera reprise par Descartes): celle-ci consiste à dire que, Dieu étant défini comme l'«être maximum», celui qui a toutes les qualités pousséesà leur plus haut degré de perfection, son existence fait nécessairement partie de sa définition. Car l'existence est une plus grande perfection que la non-existence. La raison démontre donc que Dieu existe. Il n'y a pas de savoir sans croyance.
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Le corrigé du sujet " Croire est-ce renoncer à savoir ? " a obtenu la note de : aucune note
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On se demande si la croyance peut remplacer la raison, c'est-à-dire si elle permet de ne pas avoir à faire usage de la raison. Il y a également cet aspect selon lequel la croyance est suffisamment séduisante pour que la raison soit persuadée, trompée ou non. Il faut aussi envisager le fait que l'on ne fasse plus du tout appel à la raison dans la croyance (dans quelle mesure une croyance est-elle irrationnelle, volontairement ou inconsciemment irraisonnée ?). Qu'est-ce que le renoncement ? Ce mot implique une espèce de volonté, alors que le non-usage de la raison peut être inconscient, ou seulement temporaire (on peut croire en Dieu par exemple, tout en sachant qu'il est impossible de prouver scientifiquement son existence. La croyance n'exclut pas nécessairement la raison). Donc la croyance implique-t-elle nécessairement que l'on renonce à la raison ? Est-ce qu'en croyant je décide volontairement de ne plus faire travailler ma raison ?
Analyse du sujet.
• Croire, c'est adhérer à une proposition, à une thèse, à une valeur dont on ne peut donner aucune justification rationnelle. C'est affirmer quelque chose qu'on tient pour vrai, sur la simple foi de l'autorité ou de la confiance.
• Renoncer consiste à abandonner volontairement quelque chose.
• Par l'usage de la raison, on entend l'exercice, l'utilisation de certaines facultés de penser telles que l'abstraction, le jugement, la démonstration et, par extension, toute méthode logique ou scientifique.
Identification de la problématique.
On oppose communément la croyance et le savoir, sous prétexte que la première s'apparenterait à l'ignorance, tandis que le second seul serait connaissance effective. Pourtant, si la croyance peut prendre la forme névrotique du préjugé, elle advient aussi là où la raison semble impuissante (religion), ou encore latente et inexprimée. Faut-il pour autant dire que la croyance est irrationnelle ? Ne pourrait-elle pas être la forme complémentaire d'une conscience rationnelle consciente de son statut ?
Nous sommes souvent amené à croire sans savoir, chaque fois que nous émettons une opinion sur un sujet sans avoir d’éléments suffisants pour en juger correctement. Il semble donc évident qu’il y a une opposition entre croire et savoir.
Pourtant, il n’est pas sûr pour autant que croire amène à renoncer à savoir. Comment être sûr que le savoir ne pourra jamais être atteint ? Qu’est-ce qui peut nous obliger à seulement croire ? Ne faut-il pas au contraire toujours chercher à savoir ?
Il faudra alors remettre en cause la stricte opposition entre les deux termes du sujet. Croire, n’est-ce pas assentir, donner son adhésion à quelque chose, qu’il s’agisse d’une simple opinion ou d’un véritable savoir ? Mais alors, n’y a-t-il pas une progressivité de l’un à l’autre terme, bien plutôt qu’une opposition ? Ou ne faut-il pas plutôt dire que croyance et savoir ne sont pas sur le même plan ?
I. Croire amène à renoncer à savoir : le pouvoir illusoire de la croyance
Opinion et illusion
Foi et illusion
Une seule solution : le désir philosophique de savoir
II. Croire est un préliminaire nécessaire à savoir
Le savoir est lui-même une forme de croyance
La croyance comme préliminaire nécessaire au savoir.
Le savoir est-il définitif ?
III. Croire et savoir ne sont pas sur le même plan
Persuader et convaincre
Le sens et la vérité
La valeur pratique de la croyance
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