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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- croire : Le verbe vient du latin credere, qui signifie "tenir pour vrai", "faire confiance". La croyance implique donc l'idée d'une absence de connaissance, car il s'agit toujours de "se fier" au témoignage d'autrui.
- renoncer : Abandonner un droit, une idée, se défaire, se dessaisir, se démettre.
- usage : Action, fait de se servir de quelque chose, emploi. Ici : ce qu'il advient des découvertes des scientifiques, la façon dont l'humanité décide de les utiliser. L'usage peut tout aussi bien respecter la découverte et l'employer dans la direction pour laquelle elle a été créée ou bien, l'usage peut pervertir une découverte c'est-à-dire, la détourner du but premier, l'utiliser pour autre chose.
- raison : Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à la foi : la « lumière naturelle », naturellement présente en tout homme. * Par opposition à l'expérience : faculté de fournir des principes a priori (c'est-à-dire indépendants de l'expérience)* Au sens objectif : principe d'explication, cause (exemple : les raisons d'un phénomène). * Argument destiné à légitimer un jugement ou une décision (exemple : donner ses raisons).
Extrait du corrigé : Si chez l'animal, l'espèce est plus importante que l'individu, car celle-ci impose en quelque sorte à celui-là ses règles. Chez l'être humain, l'individu prévaut sur l'espèce qui ne décide pas pour lui. L'individu doit choisir pour son propre compte sans pouvoir se dérober. L 'homme n'a donc pas un existence spéculative mais concrète et c'est dans et par cette confrontation concrète aux « possibles » que l'homme donne forme à sa singularité et devient par là même un « individu ». Mais l'individu paie cette liberté du choix par l' « angoisse » qui est sentiment de malaise devant l'inconnue de la possibilité. L'existence est possibilité cad « angoisse ». Et c'est cette vérité subjective que recherche Kierkegaard dans les « Etapes sur le chemin de la vie ». Or la leçon que donne l'existence de la raison est qu'elle ne se plie pas à ses exigences. Elle est par essence paradoxale, car chaque vérité existentielle a sa contrevérité, non moins vraie qu'elle[1]. Ainsi, l'homme esthétique qui a choisi l'aventure, la jouissance instantanée fera l'amère expérience de l'insatisfaction.
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Le corrigé du sujet "Croire, est-ce renoncer à l'usage de la raison ?" a obtenu la note de : aucune note
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On se demande si la croyance peut remplacer la raison, c'est-à-dire si elle permet de ne pas avoir à faire usage de la raison. Il y a également cet aspect selon lequel la croyance est suffisamment séduisante pour que la raison soit persuadée, trompée ou non. Il faut aussi envisager le fait que l'on ne fasse plus du tout appel à la raison dans la croyance (dans quelle mesure une croyance est-elle irrationnelle, volontairement ou inconsciemment irraisonnée ?). Qu'est-ce que le renoncement ? Ce mot implique une espèce de volonté, alors que le non-usage de la raison peut être inconscient, ou seulement temporaire (on peut croire en Dieu par exemple, tout en sachant qu'il est impossible de prouver scientifiquement son existence. La croyance n'exclut pas nécessairement la raison). Donc la croyance implique-t-elle nécessairement que l'on renonce à la raison ? Est-ce qu'en croyant je décide volontairement de ne plus faire travailler ma raison ?
Analyse du sujet.
• Croire, c'est adhérer à une proposition, à une thèse, à une valeur dont on ne peut donner aucune justification rationnelle. C'est affirmer quelque chose qu'on tient pour vrai, sur la simple foi de l'autorité ou de la confiance.
• Renoncer consiste à abandonner volontairement quelque chose.
• Par l'usage de la raison, on entend l'exercice, l'utilisation de certaines facultés de penser telles que l'abstraction, le jugement, la démonstration et, par extension, toute méthode logique ou scientifique.
Identification de la problématique.
On oppose communément la croyance et le savoir, sous prétexte que la première s'apparenterait à l'ignorance, tandis que le second seul serait connaissance effective. Pourtant, si la croyance peut prendre la forme névrotique du préjugé, elle advient aussi là où la raison semble impuissante (religion), ou encore latente et inexprimée. Faut-il pour autant dire que la croyance est irrationnelle ? Ne pourrait-elle pas être la forme complémentaire d'une conscience rationnelle consciente de son statut ?
Nous sommes souvent amené à croire sans savoir, chaque fois que nous émettons une opinion sur un sujet sans avoir d’éléments suffisants pour en juger correctement. Il semble donc évident qu’il y a une opposition entre croire et savoir.
Pourtant, il n’est pas sûr pour autant que croire amène à renoncer à savoir. Comment être sûr que le savoir ne pourra jamais être atteint ? Qu’est-ce qui peut nous obliger à seulement croire ? Ne faut-il pas au contraire toujours chercher à savoir ?
Il faudra alors remettre en cause la stricte opposition entre les deux termes du sujet. Croire, n’est-ce pas assentir, donner son adhésion à quelque chose, qu’il s’agisse d’une simple opinion ou d’un véritable savoir ? Mais alors, n’y a-t-il pas une progressivité de l’un à l’autre terme, bien plutôt qu’une opposition ? Ou ne faut-il pas plutôt dire que croyance et savoir ne sont pas sur le même plan ?
I. Croire amène à renoncer à savoir : le pouvoir illusoire de la croyance
Opinion et illusion
Foi et illusion
Une seule solution : le désir philosophique de savoir
II. Croire est un préliminaire nécessaire à savoir
Le savoir est lui-même une forme de croyance
La croyance comme préliminaire nécessaire au savoir.
Le savoir est-il définitif ?
III. Croire et savoir ne sont pas sur le même plan
Persuader et convaincre
Le sens et la vérité
La valeur pratique de la croyance
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