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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- pourquoi : Pour quelle raison, quel motif: raison intellectuelle de parler ou d'agir OU pour quel mobile, force irrationnelle qui pousse à parler ou à agir.
- vouloir : La volonté se définit comme la faculté de choix : pouvoir de se déterminer librement à agir ou à s'abstenir d'agir, en vertu de motifs. La volonté implique une délibération consciente : par ce trait, l'acte volontaire s'oppose à l'acte qui procède de l'instinct, de l'impulsion, d'un réflexe ou d'une habitude. Vouloir, c'est donc poursuivre une fin déterminée et conscient. On peut déjà noter que la volonté inclue également une faculté de représentation.
- science : Ensemble des connaissances portant sur le donné, permettant la prévision et l'action efficace. Corps de connaissances constituées, articulées par déduction logique et susceptibles d'être vérifiées par l'expérience.
Extrait du corrigé : Ce qui n'est pas seulement à désirer pour l'invention d'une infinité d'artifices qui feraient qu'on jouirait sans aucune peine des fruits de la terre et de toutes les commodités qui s'y trouvent, mais principalement aussi pour la conservation de la santé, laquelle est sans doute le premier bien et le fondement de tous les autres biens de cette vie ; car même l'esprit dépend si fort du tempérament et de la disposition des organes du corps, que, s'il est possible de trouver quelque moyen qui rende communément les hommes plus sages et plus habiles qu'ils n'ont été jusqu'ici, je crois que c'est dans la médecine qu'on doit le chercher." DESCARTES. Discours de la Méthode, VI. Transition : si la cause de la recherche de la science se trouve dans la nature humaine, la science n'est pas innée mais doit être acquise, la finalité de cette recherche découle de cette causalité. En effet la constitution de la science par l'homme est la condition de possibilité d'une maîtrise de la nature et en quelque sorte l'expression d'une revanche sur la nature qui a fait l'homme chétif mais doué d'inventivité et de perfectibilité. Deuxième partie : Les limites de cette poursuite effrénée de science. 2.1 Les limites de la science. « L'homme est un être raisonnable ; et, comme tel, il reçoit de la science sa nourriture propre et son aliment, mais les frontières de l'entendement humain sont si resserrées qu'on ne peut espérer sur ce point que peu de satisfaction pour l'étendue et pour la sécurité de ses acquisitions. » HUME, Enquête sur l'entendement humain, I.
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Le corrigé du sujet " Pourquoi vouloir la science ?" a obtenu la note de : aucune note
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La science peut être définie comme étant un ensemble de connaissances que nous avons sur le monde extérieur et sur nous-mêmes. La possibilité que nous avons de nous référer à des points de repères fiables, les connaissances devant être considérées comme vraies pour être dites scientifiques, se présente plutôt sous le signe de l’utilité et non sous celui de la suspicion. Or la question « pourquoi vouloir la science ? » semble être malvenue car la science n’a plus à faire ses preuves, son utilité pratique, et théorique, ne pouvant être remise en cause. La question porte moins sur la nature de la science comme telle que sur notre rapport à elle. Le verbe « vouloir » en ce sens est important dans ce sujet. Vouloir la science c’est se déterminer à la chercher et à l’obtenir. La volonté souligne donc que la science n’est pas innée mais acquise, elle n’est pas donnée à l’homme à sa naissance mais il doit s’efforcer de sortir de son ignorance pour y accéder. Si le « pourquoi » du sujet est pris dans un sens causal, cette causalité se trouve éclairer par la volonté. C’est parce que l’homme peut avoir la science mais ne l’a pas encore qu’il la recherche, qu’il la veut. D’autre part « vouloir la science » suppose aussi que la science ne soit pas un domaine que l’homme peut parcourir en un temps fini, mais au contraire continuer à vouloir la science c’est continuer à la rechercher alors même qu’une partie de son domaine a été parcourue. Mais, si derrière le « pourquoi » nous comprenons la finalité, alors il s’agit de se demander à quelle fin la science est recherchée. Or comme ensemble de connaissances, la science semble être rivée à une utilité théorique. La science peut-elle posséder une finalité pratique ? C’est sur l’articulation entre la finalité et la causalité de la science qu’il faut s’interroger. Est-ce que la raison pour laquelle l’homme est capable de science est liée à la fin qu’il recherche ?
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