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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
- temps : Milieu indéfini et homogène, analogue à l'espace, dans lequel se déroulent les événements. Temps objectif: Mouvement continu et irréversible (« flèche du temps ») par lequel le présent rejoint le passé. Temps subjectif: Sentiment intérieur de la temporalité, telle qu'elle est vécue par le sujet (synonyme : durée).
- même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.
Extrait du corrigé : En quoi est-ce que je décide de l'étendue et de la force de mon passé, de son champ d'action véritable ? C'est ce que Sartre nous explique. Il ne s'agit nullement, à travers le langage, d'apprécier tel ou tel événement, d 'évaluer et d'estimer (« d'apprécier ») le poids de tel ou tel fait. En fait, l'analyse de Sartre ne se situe pas au niveau de l'appréciation théorique, au niveau de la « délibération », où je pèserai le poids des « événements antérieurs », c'est-à-dire des faits psychiques passés. Il ne s'agit nullement de procéder à une telle délibération théorique, mais de bien autre chose : de se « projeter vers mes buts », c'est-à-dire de se transcender vers des fins. En se jetant ainsi vers l'avenir, le sujet « sauve » le passé : il en empêche la destruction et la perte ; il le prend en charge, il le fait bien. Il l'arrache au néant et à la mort. Oui, je sauvegarde ce qui n'est plus en même temps que je me sauve moi-même et je dispose en maître (« je décide »), par mon action, par ce que je fais, de la signification de ce passé.C'est en me transcendant vers le futur que je choisis le sens de ce qui n'est plus ; à l'action de décider. A la pratique présente et future de donner un sens à la partie opaque de moi-même.
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Le corrigé du sujet "Comment se fait-il qu'en dépit du temps je demeure le même ?" a obtenu la note de : aucune note
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