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Sujet : Faut-il vouloir être heureux ? (Le bonheur est-il le but de l'existence ?)

Définitions des termes :
  • vouloir : La volonté se définit comme la faculté de choix : pouvoir de se déterminer librement à agir ou à s'abstenir d'agir, en vertu de motifs. La volonté implique une délibération consciente : par ce trait, l'acte volontaire s'oppose à l'acte qui procède de l'instinct, de l'impulsion, d'un réflexe ou d'une habitude. Vouloir, c'est donc poursuivre une fin déterminée et conscient. On peut déjà noter que la volonté inclue également une faculté de représentation.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
  • but : 1. Terme vers lequel on tend. 2. Représentation qu'on a de ce terme (Synonyme dessein, intention, visée, fin). 3. But d'une pulsion (psychanalyse) : activité à laquelle pousse la pulsion et aboutissant à une résolution de la tension interne (le coït).
  • existence : Par opposition à néant: le fait d'être ou d'exister. Par opposition à essence: mode d'être de l'homme, en tant qu'il ne se laisse enfermer dans aucune essence ou nature déterminée.

Extrait du corrigé : Enfin, le propre d'un agent moral est de laisser en arrière tout ce qui importe pour lui quand il s'agit de faire son devoir. Bref, nous nous trouvons devant la corrélation de deux divisions : d'une part celle que nous sommes pour nous-mêmes et que signifient chacune à leur manière les notions de la pensée et du devoir, et d'autre part celle de ce qui importe et de ce qui compte. Ainsi l'examen de l'opinion qui nous est proposée doit-il se faire au double niveau de l'énoncé et de l'énonciation, puisque c'est à la fois d'une division dans l'objet d'une parole éventuelle et dans son sujet qu'il s'agit. D'un point de vue général, on peut dire que le premier niveau décide du second, car si l'opinion examinée se révèle être vraie, la question de l'énonciation perdra de sa pertinence : en tant qu'il est vrai, par exemple, le théorème de Pythagore est libéré de la vie de son auteur et de l'incidence de son idiosyncrasie, dont en fait il devait tout de même bien procéder. D'un autre côté, il est pourtant impossible de séparer un énoncé de son énonciation : le sens d'un énoncé, c'est la possibilité de son énonciation, ainsi qu'on l'indique fréquemment en posant une question théorique sous la forme d'un " peut-on dire que... ". En quoi nous désignons l'objet final de notre élaboration : dans la double question " est-ce vrai ? " et " qui dit cela ? ", c'est une position subjective qui est interrogée : celle du rapport à sa propre vie et à la vérité dont elle peut éventuellement relever.Mais le problème tient d'abord à ce que cette vérité elle-même est divisée : elle est actuelle pour les héros et les créateurs, mais représentative pour les agents moraux, puisque les héros et les créateurs adviennent à eux-mêmes dans la surprise de ne s'être pas représentés ce qu'il sont pourtant en train de faire, quand les agents moraux se reconnaissent dans leur propre certitude, agir moralement consistant à faire ce qu'on se représentait nécessairement devoir faire.

Faut-il vouloir être heureux ? (Le bonheur est-il le but de l'existence ?)

Corrigé : Faut-il vouloir être heureux ? (Le bonheur est-il le but de l'existence ?)

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Définitions

  • vouloir : La volonté se définit comme la faculté de choix : pouvoir de se déterminer librement à agir ou à s'abstenir d'agir, en vertu de motifs. La volonté implique une délibération consciente : par ce trait, l'acte volontaire s'oppose à l'acte qui procède de l'instinct, de l'impulsion, d'un réflexe ou d'une habitude. Vouloir, c'est donc poursuivre une fin déterminée et conscient. On peut déjà noter que la volonté inclue également une faculté de représentation.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
  • but : 1. Terme vers lequel on tend. 2. Représentation qu'on a de ce terme (Synonyme dessein, intention, visée, fin). 3. But d'une pulsion (psychanalyse) : activité à laquelle pousse la pulsion et aboutissant à une résolution de la tension interne (le coït).
  • existence : Par opposition à néant: le fait d'être ou d'exister. Par opposition à essence: mode d'être de l'homme, en tant qu'il ne se laisse enfermer dans aucune essence ou nature déterminée.

Problématique

Quel rapport pouvons-nous nouer (ou dénouer) entre ces deux notions particulières de bonheur et d’existence ? Le bonheur, d’abord, comporte un paradoxe dans son essence même. Nous pouvons convenir que tous le recherchent et que tous les existants espèrent y parvenir. Néanmoins, comme le rappelait Kant dans les Fondements de la métaphysique des mœurs, il nous est impossible d’en former un concept universalisable. Il est un pur produit de l’imagination. Nous recherchons ainsi quelque chose qui nous est propre. Peut-on cependant rechercher ce que l’on n’a pas perdu auparavant ? Le bonheur se présente donc comme un état de perfection qui nous a échappé et que nous chercherions à retrouver. Or, quand l’aurions-nous perdu ? Avant d’exister semble-t-il !  Comment cherchons-nous à le retrouver ? En existant semble-t-il aussi ! Par nos choix, nous déterminons nous-mêmes ce que nous sommes et nous cherchons  à être heureux par la voie qui nous est propre.  Or, il s’avère que l’existence ne semble pas être le  lieu privilégié du bonheur. Nous  pouvons faire ce triste constat devant tous les malheurs qui peuvent poncturer notre Histoire. Combien d’hommes, en effet, sont ou ont été heureux ? Si le bonheur est un but, à proprement parler, ce but est-il véritablement atteignable ou reste-t-il un idéal que nous n’atteindrons jamais ? Comment prétendre que le bonheur soit accessible dans l’existence alors que celle-ci semble le refuser éperdument ?

 

 



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