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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- justice : a) Juste reconnaissance du mérite et des droits de chacun. b) Caractère de ce qui est conforme au droit positif (légal) ou au droit naturel (légitime).
- liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
Extrait du corrigé : Et pourtant les débats actuels, dans les domaines politique, économique et juridique, témoignent de la complexité du rapport entre ces deux exigences de la vie démocratique. Peut-on les séparer ? Est-il plausible ou nécessaire, pour réaliser au moins une des deux valeurs, de sacrifier l'autre ou d'en faire une conséquence secondaire de l'exigence que l'on favorise.Nous nous demanderons d'abord comment on peut passer d'une unité apparente à un rapport conflictuel ; nous examinerons ensuite les discours qui tendent à séparer l'une et l'autre valeur. Enfin, nous nous demanderons, en donnant toute sa force au terme d'« exigence », si l'on ne peut établir une dialectique de la liberté et de la justice, qui formeraient ainsi la dynamique de la démocratie.I. L'origine du problème.Des valeurs conjointes.On peut en effet trouver étrange de poser la question d'une affirmation séparée de l'exigence de liberté et de l'exigence de justice. Le fonctionnement normal de nos institutions est réputé garantir l'une et l'autre de façon conjointe.
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Le corrigé du sujet "L'exigence de justice et l'exigence de liberté sont-elles séparables ?" a obtenu la note de : aucune note
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Exiger quelque chose, c'est demander avec insistance que cette chose se réalise parce que cela se réfère plus ou moins explicitement à une valeur transcendante, valeur pour laquelle rien ne peut être mis en balance, un droit, un devoir par exemple. De ces exigences , il en existe deux particulièrement
importantes : l'exigence de justice, c'est la volonté plus ou moins acceptée par le peuple d'un idéal d'égalité dans la société civile, tel un droit à l'égalité que l'on revendique, mais c'est aussi la revendication des citoyens à la justice lorsqu'ils se sentent lésés, la justice est alors cette instance qui a pour but de régler les litiges entre les citoyens. L'exigence de liberté, quant à elle, c'est le droit de pouvoir se déplacer librement, de choisir librement, de se décider librement, sans être obligé par une force supérieure contraignante.
D'où le sujet suivant : l'exigence de justice et l'exigence de liberté sont-elles séparables ? La volonté affirmée d'une réalisation effective de la justice, désir d'égalité, d'équité, d'avoir accès à la Justice, comme institution, et l'exigence de liberté, ces deux exigences sont-elles fondamentalement différentes voire même antagonistes, au point qu'aucune unité de principe, aucun accord ne puisse être trouvé entre ces deux principes ? Plusieurs problèmes peuvent être ici déterminer.
Si en soit l'exigence de justice ne pose a priori aucun problème quant à sa définition, il n'en demeure pas moins que la notion même de liberté n'est pas facile à définir, d'autant plus que le sujet nous demande de réfléchir sur « l'exigence de liberté », et pas seulement sur la liberté ? Mais de quelle exigence au juste s'agit-il ici ? Exigence de se déplacer sans contrainte, exigence de faire ce que l'on veut, et si cette exigence, cette demande se matérialisait comme la revendication d' un droit, quelle conséquence pourrait-on en déduire, sur le maintien de l'autre exigence qui est celle de justice !!! ou s'agit des libertés fondamentales que l'on souhaite se voir réaliser, comme le droit de vote, le droit de propriété, le droit de s'assembler ect... On comprend bien dès lors que seul un examen approfondi des notions en question pourra déterminer si ces deux exigences sont séparables ou non.
"Premièrement si nous considérons combien il y a peu de différence entre la force et la sagesse des hommes faits et avec quelle facilité le moindre, soit qu'il le soit en esprit ou en force, ou en toutes ces deux choses, peut entièrement abattre et détruire les puissants, puisqu'il ne faut pas beaucoup de force pour ôter la vie à un homme: de là nous pouvons conclure que les hommes, considérés dans l'état de nature, doivent s'estimer égaux et quiconque ne demande point davantage que cette égalité doit passer pour un homme modéré [...]
D'ailleurs, puisque nous voyons que les hommes sont portés par leurs passions naturelles à se choquer les uns les autres, chacun ayant bonne opinion de soi, et ne voulant pas voir ce qu'un autre a de bon, il s'ensuit de toute nécessité qu'ils doivent s'attaquer les uns les autres par des paroles injurieuses ou par quelque autre signe de mépris et de haine, laquelle est inséparable de toute comparaison, jusqu'à ce qu'à la fin ils en viennent aux mains pour terminer leur différend, et savoir qui sera le maître par les forces du corps.
Davantage, considérant que les appétits et les désirs de plusieurs hommes les portent tous à vouloir et à souhaiter une même fin, laquelle quelquefois ne peut être ni possédée en commun ni divisée, il s'ensuit que le plus fort en jouira tout seul, et qu'il faudra décider par le combat qui sera le plus fort. Ainsi la plus grande partie des hommes, sans aucune assurance d'avoir le dessus, néanmoins soit par vanité, soit par des comparaisons, soit par passion, attaque ceux qui sans cela seraient contents d'être dans l'égalité de nature [...]
Nous voyons donc qu'à cette inclination naturelle qu'un chacun a d'offenser un autre, on doit encore ajouter le droit d'un chacun sur toutes choses, lequel fait qu'un homme attaque avec le même droit avec lequel un autre lui résiste, et que par ce moyen les hommes vivent dans une perpétuelle méfiance, tâchant de se prévenir et de se surprendre. L'état des hommes dans cette liberté naturelle est l'état de guerre: car la guerre n'est autre chose que le temps dans lequel la volonté et l'effort d'attaquer et de résister par force est par paroles ou par actions suffisamment déclaré. Le temps qui n'est pas la guerre, c'est ce qu'on appelle la paix.” HOBBES
« La nature a fait les hommes si égaux quant aux facultés du corps et de l'esprit, que, bien qu'on puisse parfois trouver un homme manifestement plus fort corporellement, ou d'un esprit plus prompt qu'un autre, néanmoins, la différence d'un homme avec un autre n'est pas si importante que quelqu'un puisse de ce fait réclamer pour lui-même un avantage auquel un autre ne puisse pas prétendre aussi bien que lui [...].
De cette égalité des aptitudes découle une égalité dans l'espoir d'atteindre nos fins. C'est pourquoi, si deux hommes désirent la même chose alors qu'il ne leur est pas possible d'en jouir tous les deux, ils deviennent ennemis ; et dans leur poursuite de cette fin (qui est, principalement, leur propre conservation, mais parfois seulement leur plaisir), chacun s'efforce de détruire et dominer l'autre. Et de là vient que là où l'agresseur n'a rien de plus à craindre que la puissance individuelle d'un autre homme, on peut s'attendre avec vraisemblance, si quelqu'un plante, sème, bâtit, ou occupe un emplacement commode, à ce que d'autres arrivent tout équipés, ayant uni leurs forces, pour le déposséder et lui enlever non seulement le fruit de son travail, mais aussi la vie ou la liberté. Et l'agresseur à son tour court le même risque à l'égard d'un nouvel agresseur. » Hobbes.
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